Quand nous nous sommes lancés dans la frozen adventure et que nous décrivions le projet à nos familles et amis, certains étaient convaincus, d’autres plus sceptiques, qui nous prenaient pour des fadas (« comment ça vous allez vendre des glaces à la sortie d’hec, c’est débile »). Mais une question revenait sur toutes les lèvres : « quel est le nom de votre marque ? ». Dans le dernier article de bientôt feu ce blog, nous allons enfin répondre à cette question, légitime certes, mais terriblement irritante pour nos oreilles sensibles, tant nous avons eu du mal à trouver ce fucking nom de marque.
On ne va pas vous faire un cours de market mais en gros choisir un mauvais nom, ou un nom « qui passe », peu claire, c’est le meilleur moyen de se planter. Il y a un enjeu majeur derrière le choix d’un nom. Nous avons donc pris le temps de la réflexion, ce qui explique sans doute que vous, cher lecteur, ne sachiez toujours pas de quoi il s’agit.
Avant de choisir son nom il faut d’abord bien identifier son concept, son positionnement, son produit star. Il faut avoir également une idée de la manière dont on va communiquer dessus.
Une fois ce travail préliminaire effectué, nous nous sommes lancés dans la grande foire à l’improvisation. Nous avons d’abord pensé à des noms anglais. Voici un petit best of de nos plus gros flops : Pimp my yog, Maniac Mix, Yoggy Gaga, Drive me yoggy, yogstar, top me I’m famous, Hodarice, freeze-fat (merci Alix). Nous avons vite compris que malgré toute notre bonne volonté, nous n’y arriverions pas seul. Nous avons donc lancé des petits ateliers brainstorming, communément appelés focus group, et avons mis nos amis à contribution. Nous recherchions quelque chose d’assez décalé, qui contraste un peu avec les noms assez plats de la concurrence, qui dise notre produit star (le frozen yogurt) sans être trop fashion. Nous avons alors étudié plusieurs noms français en se disant que c’était un bon élément de différenciation : drôle de yaourt (merci Justin), les laitiers (merci Alice), les givrés du yaourt (merci Emilie). Tous ces noms français nous plaisaient bien mais aucun ne faisaient l’unanimité. Bref, on est ressorti avec un top 3 : Oh my Yog (notre préféré pendant longtemps grâce à l’excellent jeu de mot associé, trouvé par Hodara Junior, mais difficile à prononcer), Drôle de yaourt (parce que cela décrivait bien le produit et le ton tout à fait cocace que nous souhaitions adopter) ou Fresh Kiss (la encore nous vous laissons apprécier la finesse du jeu de mot).
« Connais-toi toi-même » nous répétait le grand Socrate. Avec Ouriel, la seule chose dont nous sommes bien conscients depuis le début de cette aventure, c’est que nous sommes des tâches pour tout ce qui touche au graphisme, à la création, au style, à l’image de Cristophe Maé qui confesse lui-aussi ne pas avoir de style au début de sa fameuse chanson On s’attache. On a donc décidé de faire appel à des amies, Alice, Marie et Marine qui se sont proposées de nous aider dans la mise en place de notre communication et se sont embarquées dans la frozen adventure, avec pour priorité la recherche du ultimate brand name.
Plusieurs semaines, plusieurs mois se sont écoulés. Nous avons recommencé à travailler sur la base, c’est-à-dire la définition du concept : l’opposition entre nous, les David du frozen yogurt face aux Goliath américains et français déjà installés et l’idée de revisiter l’un des plus grands classiques de l’alimentaire : le yaourt. Nous avons galéré, mais une idée, un nom, un concept sont nés (merci les filles).
Je vous laisse découvrir la chose en musique :
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C’est ainsi que se termine la frozen adventure qui laisse sa place à une nouvelle ère, pleine de promesses mais aussi d’incertitudes : celle de la Yogurt Factory, la petite usine à revisiter les grands classiques !
Pour poursuivre l’aventure avec nous, rendez-vous sur www.yogurtfactory.fr






